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 GRECE. Yanis Varoufakis, le ministre qui effraie les marchés

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Pierrot1
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MessageSujet: GRECE. Yanis Varoufakis, le ministre qui effraie les marchés   Mer 28 Jan 2015, 18:02

GRECE. Yanis Varoufakis, le ministre qui effraie les marchés

Publié le 27-01-2015 à 20h06

Le nouveau ministre des Finances, qui sera chargé d'aller renégocier la dette à Bruxelles, est un pourfendeur de longue date de la dette grecque.



Yanis Varoufakis, le nouveau ministre des Finances grec. (ARISMESSINIS/AFP)

Le gouvernement du nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a été dévoilé mardi 27 janvier, avec en vedette Yanis Varoufakis, ministre des Finances. Une annonce accueillie très fraîchement par la Bourse d'Athènes qui a fortement chuté, cédant jusqu'à 6,4%. Mais qui est donc cet homme qui fait si peur aux marchés financiers ?

#Un "économiste par accident"

Bientôt en première ligne pour aller négocier avec les créanciers internationaux d'Athènes, cet iconoclaste qui se présente comme un "économiste par accident" fut entre 2009 et 2011 le conseiller de l'ex-Premier ministre socialiste George Papandréou. Une expérience durant laquelle il n'est pas parvenu à faire avancer ses idées.

Agé de 53 ans, Varoufakis, qui possède la double nationalité grecque et australienne, a quitté récemment son poste de professeur à l'université du Texas pour rejoindre l'équipe de campagne de Syriza. Rien ne destinait pourtant cet universitaire formé en Grande-Bretagne à rejoindre les rangs de la gauche radicale.

Mais lorsque vous avez établi, en tant qu'économiste, un ensemble de recommandations pour votre pays, et qu'un dirigeant politique vous propose de les mettre en œuvre, il est difficile de refuser", racontait-il le 20 janvier dans une interview à "La Tribune".

Hyper-actif dans le débat public depuis que son pays est plongé dans la tourmente financière, il s'est démultiplié à travers blog, Twitter, tribunes dans la presse, conférences, livres, pour faire entendre une différence qu'il cultive aussi dans son allure : crâne rasé, mâchoire carrée, chemises bariolées et t-shirts à la mode plutôt que costume gris. Un profil atypique qui tranche avec ses prédécesseurs.

# Pourfendeur de "la dette odieuse"

Voix de "l'anti-austérité" en Grèce, il pourfend depuis des années "la dette odieuse", et est partisan de la "fin des mesures d'austérité", qui ont provoqué "une crise humanitaire".

Il fut l'un parmi les premiers à avertir du risque de défaut de son pays, attitude qui lui a valu le surnom de "Dr Doom" athénien (Monsieur Catastrophe). Lorsque Varoufakis conseillait le Premier ministre Papandréou, il préconisait que la Grèce fasse défaut sur sa dette, qui représentait 146% du produit intérieur brut en 2010 et en représente aujourd'hui 175%. De quoi faire peur aux marchés financiers.

A ses yeux, la gestion de la crise économique par l'Europe risque de saper les fondements démocratiques du continent et de faire éclater la zone euro. Répondre à la crise par la rigueur budgétaire et des réformes de compétitivité équivaut, assure-t-il, à un "transfert cynique des pertes bancaires sur les épaules des contribuables les plus faibles".

# Prêt au bras de fer avec l'Europe

Alors que l'UE a fixé à la Grèce la limite de fin février pour accomplir certaines réformes nécessaires au déblocage de quelque sept milliards d'euros d'aide, Varoufakis dit ne pas vouloir d'affrontement avec les partenaires européens d'Athènes. Les négociations ne s'annoncent pas moins tendues. "Ne vous y trompez pas, ce qui commence aujourd'hui, c'est un processus de délibération avec nos partenaires européens", a-t-il dit ce mardi matin à une radio irlandaise.

L'idée, ce sera que l'Europe devra être notre partenaire dans la croissance, et ne devra pas plus compter sur notre misère", résume-t-il.

Et si aucun accord n'était trouvé ? "Alors, je le dis clairement : 'la mort est préférable.' Le vrai déficit de la Grèce, c'est un déficit de dignité. C'est à cause de ce manque de dignité que nous avons accepté des mesures stupides", rappelait-il récemment à "La Tribune".

Dans plusieurs interviews récentes, Varoufakis a également martelé sa détermination à mettre fin au règne des oligarques grecs. Il annonce dans les colonnes du quotidien "Ta Nea" que le premier objectif du gouvernement sera de combattre le "triangle de la corruption" entre les médias, les banques ainsi que les firmes du BTP et les fournisseurs de l'Etat.

G.S. avec agences

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MessageSujet: Re: GRECE. Yanis Varoufakis, le ministre qui effraie les marchés   Mer 28 Jan 2015, 18:23

Grèce: le gouvernement prêt à "verser son sang" pour les Grecs

Publié le 28-01-2015 à 10h34
Mis à jour à 18h57


Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (D) et le vice-Premier ministre Giannis Dragasakis assistent le 28 janvier 2015 au premier conseil des ministres à Athènes (c) Afp

Athènes (AFP) - Un gouvernement de "salut national", prêt à "verser son sang" pour les Grecs sans toutefois aller à "une rupture désastreuse" avec l'UE : le Premier ministregrec Alexis Tsipras a fixé à son équipe mercredi une ligne de conduite double qui a suscité l'inquiétude des marchés.

Toujours sans cravate, comme la majorité des ministres de ce gouvernement issu de la gauche radicale, mais très grave, M. Tsipras a affirmé dans une déclaration liminaire d'une vingtaine de minutes qu'il était à la tête d'un gouvernement "de salut national", prêt à "verser son sang" pour rétablir "la dignité des Grecs".

Cette perte de "dignité" a régulièrement été imputée par Syriza aux contraintes auxquelles la Grèce a dû se plier depuis l'entrée en vigueur des programmes d'aide, en 2010, et dont le nouveau gouvernement prétend s'affranchir, tout comme il exige une renégociation de la dette du pays.

"Parmi nos priorités, a réitéré M. Tsipras, figure une nouvelle renégociation avec nos partenaires pour trouver une solution juste, viable et mutuellement utile". Il a assuré vouloir à la fois éviter "une rupture désastreuse réciproque" avec les partenaires de la Grèce et mettre fin à "la politique de soumission" du pays.

Cette juxtaposition d'un fond raisonnable et d'une forme emphatique a complètement désarçonné les marchés. L'obligation à dix ans de la Grèce repartait très nettement au-dessus de 10%, comme cela a été le cas début janvier, à des niveaux plus vus depuis septembre 2013.

- Au-delà des mondanités -

D'autant que le gouvernement a commencé tambour battant à mettre en oeuvre les engagements de Syriza : l'arrêt de la privatisation du port du Pirée a ainsi été confirmé mercredi matin par le ministre concerné, ainsi que l'arrêt de celle de la compagnie nationale d'électricité, DEI.

Le gouvernement Tsipras a également l'intention de faire passer très vite une loi destinée à améliorer le niveau de vie des Grecs, notamment en relevant le salaire minimum et en mettant fin à l'obligation de mobilité dans les services publics imposée par la troïka des créanciers du pays (UE, BCE, FMI).

Autant de décisions qui devraient faire froncer les sourcils à la troïka, avant même que le gouvernement n'évoque le grand point de confrontation avec l'UE, son exigence de réduction de l'énorme dette grecque.

Tout cela arrive de surcroît au moment où l'UE a prévu de verser fin février à la Grèce les 7 derniers milliards prévus par son plan d'aide, mais à la condition expresse que les réformes en cours aient abouti et que la Grèce observe un strict régime budgétaire.

Martin Schulz, le président du Parlement européen, devait être le premier dignitaire étranger à venir rencontrer M. Tsipras, jeudi. Mais toute l'attention se porte désormais sur la visite qu'effectuera vendredi Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe (ministre des Finances de la zone euro).

Sa porte-parole a indiqué mardi que cette visite avait surtout pour but d'"apprendre à se connaître". Mais visiblement Alexis Tsipras souhaite aller très vite au-delà des mondanités. Il a prédit mercredi que les discussions de vendredi seraient "très cruciales et productives".

De son côté, François Hollande a invité Alexis Tsipras à se rendre à Paris avant le prochain Conseil européen, prévu le 12 février.

Devant le risque d'emballement, le commissaire européen aux Finances Pierre Moscovici a exclu mardi toute rupture à venir avec la Grèce. "La Commission aide et veut continuer à aider la Grèce. Il n'est pas question que, de ce point de vue-là, il y ait une rupture", a-t-il souligné.


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