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 Barrage de Sivens

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Pierrot1
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MessageSujet: Barrage de Sivens   Mer 29 Oct 2014, 17:52

Barrage de Sivens: Tout comprendre aux raisons de la mobilisation


Créé le 27.10.2014 à 10:48
Mis à jour le 27.10.2014 à 12:28

MANIFESTATION Un jeune homme est mort dans la nuit de samedi à dimanche sur le site...



Manifestation à Gaillac (Tarn) le 26 octobre 2014, après la mort d'un jeune opposant au barrage contesté de Sivens, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 - Pascal Pavani AFP

La mobilisation contre le barrage de Sivens tourne à l’affrontement. Un jeune homme est mort dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn) et des affrontements ont opposé gendarmes et militants lors d’une manifestation hommage dans la ville de Gaillac. 20 Minutes revient sur les causes de ce désordre.
Quel est ce projet de barrage?
Ce projet est celui d’un barrage-réservoir d’1,5 million de m3 d’eau stockée. Pour mener à bien la construction, des travaux de déboisement ont commencé le 1er septembre. Depuis cette date, les rassemblements se sont multipliés aux alentours du chantier, les manifestants se hissant jusqu’à la cime des arbres, obligeant les gendarmes à les y déloger pour poursuivre les travaux. Petit à petit, ce projet fait figure de «Notre-Dame-des-Landes du Sud-Ouest», en référence à la commune voisine de Nantes où la mobilisation importante de militants écologistes a permis de geler en 2012 la création d’un nouvel aéroport contesté en Loire-Atlantique.
Qui soutient ce barrage?
La retenue d’eau est portée par le conseil général du Tarn qui estime que ce barrage est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour. Il promet la création d’une autre zone humide.
Pourquoi les manifestants sont contre?
Ils dénoncent un projet coûteux qui ne permettra, selon eux, qu'à irriguer les terres d’un petit nombre d’exploitants qui pratiquent une agriculture intensive. Ils ont l’appui de l’ancienne ministre Cécile Duflot, des députés écologistes Noël Mamère et José Bové, et de Jean-Luc Mélenchon qui a participé samedi à la mobilisation parmi 2.000 personnes.

Qu’en disent les experts?
La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a commandé un rapport d’experts qui a été rendu public ce lundi (document PDF)Les experts critiquent fortement le projet, jugeant sa taille surdimensionnée et son financement fragile. Ils estiment toutefois qu’il est «difficile» d’arrêter le chantier, compte tenu de «l’avancement des travaux et des engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole». «Le choix d’un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possible», tacle le rapport.

Quelles sont les réactions des politiques?
Après le décès d’un jeune homme sur le barrage, l’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho (PS) a demandé ce lundi l’arrêt des travaux. «Je demande que l’on stoppe les travaux de ce barrage immédiatement», a-t-elle déclaré sur i>TELE. De son côté Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un «défaut de dialogue» et réclamé lui aussi l’arrêt des travaux.
Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a condamné les incidents qui se sont déroulés dimanche soir à Gaillac lors de la manifestation en hommage au jeune homme retrouvé mort sur le barrage. Dans un communiqué, il a appelé à la «retenue»» et condamné «les responsables politiques et associatifs qui se sont autorisés à tenir des porpos approximatifs, irresponsables et polémiques».


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MessageSujet: Action Virtuelle   Mer 29 Oct 2014, 18:00

Action Virtuelle



A la suite du drame de Sivens, Il est proposé cette campagne action virtuelle qui a vocation à monter en puissance dans les heures à venir: l'opération #Ocupy Sivens


L'idée est simple: à chaque fois que vous twittez le message suivant
Je rejoins la mouvement #OccupySivens pour protéger la biodiversité et refuser ce grand projet inutile ! http://occupysivens.fr/
Un bonhomme apparait sur la carte: http://occupysivens.fr/
C'est donc une manifestation virtuelle, symbolique, non violente, mais cela permet de manifester nos nombreux soutiens aux opposants au projet de barrage.

allez donc sur http://occupysivens.fr/
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MessageSujet: Re: Barrage de Sivens   Mer 29 Oct 2014, 22:18

Barrage du Sivens :
«Beaucoup de jeunes ont découvert la mort ce jour-là»


Marc de Boni Mis à jour le 29/10/2014 à 18:04 Publié le 29/10/2014 à 16:09



Le témoignage choc d'un manifestant présent sur le site du barrage de Sivens. Camille raconte la nuit où Rémi Fraisse a perdu la vie.

«Rémi Fraisse est mort pour rien. C'était une bataille pour défendre un bout de terrain où se trouvaient juste des toilettes, un compresseur et une vieille barrière», raconte Camille*, la trentaine, ingénieur diplômé des eaux et forêts. Le jeune homme, proche de la gauche alternative, livre au Figaro son récit de cette nuit qui a vu mourir un manifestant de 21 ans, dans des conditions que la justice doit encore élucider. Samedi 25 octobre, Camille s'est rendu sur le barrage de Sivens pour «voir l'ambiance» au sein du camp des manifestants et «participer à des conférences».

En arrivant vers 17h, il croise plusieurs hommes politiques. José Bové quitte le site, comme Jean-Luc Mélenchon, tous deux accueillis quelques heures plus tôt par des lancers de yaourts. Il rencontre aussi des familles avec leurs enfants, dans «une ambiance de festival». Au loin Camille entend déjà plusieurs détonations: «La zone de front était plus en amont. Durant la soirée, j'ai participé à des assemblées générales et des débats sous un chapiteau. Mais les gens présents semblaient surtout préoccupés par une autre question: la présence massive de gendarmes ce jour-là».

Bataille rangée dans la nuit

Une fois la nuit tombée, vers 23h, la police avance pour tenter de reprendre une partie de la zone du chantier du barrage. Camille décide alors d'aller voir du côté de «la ligne de front», où la cadence des détonations se fait plus importante. Perché à l'écart sur un talus, il observe un étrange champ de bataille. «Des projecteurs balayent le site. Une petite centaine de manifestants ripostent aux grenades détonantes avec des feux d'artifices de petits calibres et quelques cailloux». Des feux parsèment la plaine, pour «impressionner et marquer l'occupation du terrain» face aux gendarmes.

«C'était très impressionnant», confie Camille. Vers minuit des camions apportent des renforts aux forces de l'ordre. «Il y a eu une série de sommations des gendarmes. Ils ont ensuite recommencé à tirer des grenades détonantes et fumigènes. Massivement cette fois ci». Les gendarmes mobiles chargent, se souvient-il, un peu plus tard. Coté manifestants, les esprits s'échauffent, certains ont bu. «Dans la nuit, les tirs ne faisaient pas de détails. Un certain nombre d'observateurs passifs ont commencé à se rapprocher des affrontements», raconte Camille. Entre deux et trois heures du matin les lumières bleues d'un camion de pompiers balayent la plaine. Au loin résonnent des cris: «Ne caillassez pas les pompiers!». Rémi Fraisse est tombé quelques minutes plus tôt, et la police a découvert son corps. Mais dans l'ignorance générale les échauffourées se poursuivent.



Au réveil, Camille apprend que le terrain disputé la veille a été «repris» par la police et que des manifestants ont été interpellés. Le jeune homme vaque à ses occupations, et ce n'est que vers midi que la nouvelle se répand. «Un type est entré sous le chapiteau où je suivais un débat.

II était très ému et nous a crié «Qu'est-ce que vous faites à discuter, un type est mort cette nuit!». On a d'abord cru à une rumeur et les organisateurs du collectif du Testet (un des groupes d'organisation du site, ndlr) ont appelé à la réserve».


«Il n'y avait pas les gentils manifestants d'un coté et les méchants casseurs de l'autre, juste des personnes qui avaient la rage»



Quand l'information se confirme, une assemblée générale est tout de suite mobilisée. «Certains veulent en découdre, d'autres simplement manifester, les échanges sont très intenses». Un certain nombre des pacifistes de la veille penchent désormais pour une action plus directe, sous le coup de l'émotion: la colère et la tristesse dominent les esprits. De telles réunions s'organisent presque chaque jour depuis. «C'est finalement une manifestation à Gaillac qui est décidée»; et elle tourne, «inévitablement», à l'affrontement comme en témoigne le jeune homme.



Au même moment, ce dimanche, un petit autel est dressé sur le site du barrage, rapporte encore Camille. «Les gens écrivent le nom de Rémi, déploient des banderoles et apportent des dizaines de débris des grenades éclatées la veille. Là où le corps a été trouvé, il reste une trace de sang».

Une scène aux micros ouverts permet à ceux qui le souhaitent de s'exprimer.

«Il n'aurait pas dû mourir ce jour-là, ce n'était pas un climat de violence qui dominait ni un jour particulièrement dur, si on le compare à l'ensemble du conflit», regrette Camille.

«Il n'y avait pas les gentils manifestants d'un côté et les méchants casseurs de l'autre, juste des personnes qui avaient la rage. Et certaines ont été dépassées. Pas mal de jeunes ont découvert la mort ce jour-là».


(*Le prénom a été changé, nldr)

Camille, témoin présent sur le site du Testet la nuit du drame



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